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Dancing with Autism, a project in collaboration with the « Center for Autism « in Wuppertal

-leer-

english 🇬🇧.                   pour le français, clicici 🇫🇷

P.L.G. dances

Sephanie Roos works, since about five-teen years, as charged for Public and Cultural Relation at the Center for Autism, as well as pedagogical monitor for the Residence Center PLG. The PLG is a residence for persons challenged with autism.

Her work as pedagogical monitor consist in taking personally care of some residents of the PLG, assisting them in their everyday needs, accompany them in their move outside of the Center. So her personal contact with the resident is very concrete and direct and her experience is very strong. 


In 2015, Stephanie did contact me, because she was thinking that it might be interesting to create a workshop to observe and study the « ritual movements » that many the residents are often doing.
What she called « ritual movements » are little movements and gestures that some autist are producing in a repetitive and impulsive way.
Those gestures and movements are a kind of « well known field » in which the autist persons would take refuge as a protection in front of the aggressiveness of the « outside world ». As, by example, Meinold who looks the little space left between his fingers to « reduce his visual world » to something that he can control..
Those ritual gestures can also be used as a way of communication, like Sarah who would shake her ear with her fingers to tell how much she enjoy the music that is to be heard.

Sometimes, a little object can also become the symbol of a refuge into the familiar world.
This object will be then carried everywhere and the autist persons will have strong difficulties to be separated of it.
This kind of reaction is also to be seen by little children or with Linux, the famous comic figure who never separate from his blanket.



The idea to only observe the residents without having any real contact with them did not seduce me so much, so I proposed Stephanie a weekly dance workshop for the residents of the PLG. That would be no obstacle to also observe their « ritual movements ». 

So we started this workshop, once a week. I slowly got used to communicate with the residents and took more and more pleasure to this project.


As strange as it could be, at about this period, doctor Amaro de Villanova got in contact with me to also propose me the creation of a dance-theatre workshop for the patients of his clinic. Doctor Amaro de Villanova is a psychiatre and director of the « Clinique du Centre » of Saumery close to the town of Blois in France. I did accept this proposition and we started in October 2014, with a one week workshop each two months.
I was leading this workshop project i collaboration with Fanny Prouvé who is a psychomotor socialist for children challenging with autism. After knowing her better I could notice that she was really impressing in her domain.
Since I had almost no idea about autism, Fanny could tell me a lot about her experience about autist children, and she also introduced me to some interesting books about this subject.

I also spent many moments listening Stephanie telling me about situations and anecdotes form her five teen years assisting autism affected persons.
So it is with a certain amount of informations that I started my experience with the residents of the PLG.


The PLG residents are suffering from more or less heavy autism symptoms. Some of them manage to have a more or less restricted social activity.
Some of them are enough independent to follow my workshop without assistance, but some others would not make it on their own, and need to be accompanied.


Little by little, trust was taking place, and the residents started to show some pleasure in dancing with me.
It is by the end of 2015 that Stephanie, Erika Duda et Karin Westfall (direction committee of the Center for Autism), proposed me to take in charge the cultural program of the forty years memorial birthday of the Center for Autism of Wuppertal.
Out of this proposition I came to the idea to try to create a dancetheatre piece about autism. I presented my idea and express too that it was not in my intention to have any of the residents on stage.

This is how started the project « My Castle ».
The realisation and description of this project is to read in the following page of my homepage at the following direction: 
http://www.jsasportes.com/main/chore-schloss-story.php


After the presentation of « My Castle », the weekly workshops started again at PLG. I did interrupted it because of a lake of time, but also because the workshop room was busy with our everyday rehearsals.
But , since our rehearsals were always open to the residents , we had a permanent contact with them. Their visit were always unexpected and for us a very rich source of inspiration. In fact, our piece tells a lot of moments which were related to those visits.

Stephanie and I are constantly concerting about how could we make this work more fruit able for the residents

 

en français 
🇫🇷


Le P.L.G. danse


Stéphanie Roos travaille depuis une quinzaine d’années au Centre de l’autisme de Wuppertal en tant que chargée des Relations Publiques et Culturelles pour les activités du Centre, ainsi que comme monitrice pédagogique au Centre d’accueil PLG de Wuppertal, qui est une résidence pour personnes autistes.
Son travail de monitrice consiste á s’occuper personnellement de quelques résidents du PLG, á les assister dans leurs tâches quotidiennes, ou les accompagner en déplacement hors résidence. Son contact et son expérience avec les personnes atteintes d’autisme est donc très directes et concrets.

Stéphanie m’a contacté en 2015 parce qu’elle pensait qu’il serait intéressant de créer un atelier d’observation et d’étude des mouvements « rituels » que font beaucoup d’autistes.
Ce que j’appelle ici « mouvements rituels » sont les petits mouvements et gestes que font certains autistes de manière impulsive et répétée, où qu’ils se trouvent et á n’importe quel moments. Ces gestes sont une sorte de « connu » derrière lequel se réfugie la personne autiste comme pour se protéger du monde qui l’entoure; comme par exemple Meinold qui regarde entre ses doigts rapprochés pour réduire ce qu’il voit á un format qu’il peut mieux gérer.
Cela peut être aussi une forme de langage de communication comme par exemple Sarah qui adore la musique et fait vibrer ses oreilles avec ses doigt pour montrer qu’elle apprécie ce qu’elle entend.
Parfois un petit objet peut aussi devenir le refuge et le symbole du monde familier. Il sera alors trimbalé partout et s’en séparer deviendra pour la personne autiste, difficile. Phénomène que l’on trouve aussi chez les petits enfants ou bien aussi chez Linux qui ne se sépare jamais de sa couverture.

L’idée d’observer uniquement les autistes sans avoir de vrais rapports avec eux ne me plaisait guère je lui proposais plutôt de créer un atelier de danse pour les résidents du PLG, ce qui n’empêcherait en rien l’observation de leurs « mouvements rituels ».
Nous avons donc commencé cet atelier á raison de une fois par semaine. Je me suis peu á peu familiarisé á communiquer avec les résidents du PLG, et je prenais de plus en plus de plaisir á ces ateliers.

Aussi étrange que cela puisse paraître, le Docteur Amaro de Villanova, psychiatre et Directeur de la Clinique du Centre de Saumery dans les environs de la ville de Blois en France m’avait aussi contacté quelques mois auparavant pour me proposer de créer un atelier de Danse Théâtre dans sa clinique. J’avais accepté, et cette activité avait commencé en Octobre 2014 á raison d’une session d’atelier de une semaine tous les deux mois, dans la mesure de mes disponibilités.

La personne qui en collaboration avec moi s’occupait de cet atelier á Blois était Fanny Prouvé. Fanny est une psychomotrice spécialiste des enfants autistes et je me rendis compte par la suite qu’elle était  vraiment remarquable dans son domaine. Comme je n’avais que très peu d’idées sur ce qu’était l’autisme, Fanny m’a beaucoup parlé de son expérience et conseillé des livres qu’elle trouvait particulièrement intéressant sur le sujet.
De même, je passais beaucoup de temps á écouter Stephanie me raconter les multiples situations et anecdotes que ses quinze années de travail auprès des autistes lui avaient fait vivre.

C’est donc avec un certain bagage d’informations que je commençais mon expérience avec les résidents du PLG.

Les résidents du PLG sont atteints d’autisme plus ou moins sévère. Cela n’empêche pas certains d’avoir une activité, bien sûr restreinte, dans la vie sociale. Certains sont assez autonomes pour suivre mon atelier sans moniteur, mais d’autres doivent toujours être accompagnés.

Au fur et á mesure des ateliers, la confiance s’installait et les résidents présents semblaient prendre plaisir á danser avec moi.

Vers la fin de l’année 2015, Stephanie, Erika Duda et Karin Westfall,  me proposent de mettre en place un programme culturel pour l’occasion des festivités des quarante ans d’existence du Centre pour l’autisme. C’est alors que me vint l’idée d’essayer de réaliser une chorégraphie de danse théâtre sur le thème de l’autisme. Je leur en fit donc la proposition, tout en précisant que je ne voulais pas demander au résidents du PLG de monter sur scène.

C’est ainsi que débuta la mise en place du projet de « Mon Château ». La réalisation de la pièce de danse-théâtre « Mon Chateau »  est raconté dans la page suivante de mon site internet:
http://www.jsasportes.com/main/chore-schloss-story.php

Après présentation de la pièce « Mon Chateau », les ateliers au PLG ont repris. Je les avais interrompus par manque de temps, et aussi parce que la salle d ‘atelier du PLG était occupée par nos répétitions quotidiennes.
Cependant, du fait que les répétitions étaient ouvertes á la présence des résidents , nous avons eu un contact permanent avec eux. Leurs visites, tout á fait imprévisibles, ont été pour nous une grande source d’inspiration, et en fait, notre pièce contient une grande quantité de citations relatives á ces visites.

Stéphanie et moi même sommes en réflexion et en conversation permanente pour trouver comment développer et enrichir ce travail avec les résidents du PLG.